La Journée du Patrimoine Mondial Africain à l’Université Senghor

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Dans le cadre de la célébration de la Journée du Patrimoine Mondial Africain qui correspond aussi au cinquantenaire de la Convention du Patrimoine Mondial, l’Université Senghor a mené une série d’activités sur le campus d’Alexandrie, en Égypte, ce jeudi 5 mai 2022. 

La Journée du Patrimoine Mondial Africain à  l’Université Senghor

La rencontre a regroupé les auditeurs de l’Université Senghor, de l’Université égypto-japonaise des sciences et technologie (E-JUST) et de l’Université d’Alexandrie, ainsi que  quelques membres  du corps diplomatique dont l’Ambassadeur de la République de Côte d’Ivoire en Égypte, Son Excellence M. Timothée EZOUAN et le Conseiller culturel de l’ Ambassade du Mali.

L’Université Senghor, dont le but est de contribuer au développement du continent africain par le renforcement de capacités de ses cadres, accorde de ce fait une grande importance au patrimoine qui représente un levier de développement. C’est dans cette optique que dans son mot de bienvenue, le Recteur de l’Université, Professeur Thierry VERDEL, a déclaré:  

“C’est la première fois qu’une journée comme celle-ci est organisée conjointement par deux départements (Culture et Environnement).  Comme vous savez tous, l’Afrique est sous représentée dans les sites inscrits  au patrimoine mondial de l’UNESCO alors qu’elle dispose de nombreuses et importantes richesses de valeur internationale. La prise de conscience de cette situation va nous permettre de continuer sur les efforts conquis depuis des années, à renforcer les capacités des cadres africains et à porter  des dossiers auprès de l’UNESCO pour protéger et inscrire les patrimoines africains au patrimoine mondial”. Dans la même lancée, Dr Muhammad Juma MUHAMMAD, Chef de l’Unité Afrique du centre du Patrimoine mondial de l’UNESCO représentant M. Lazare ELOUNDOU, directeur du centre du patrimoine mondial de l’UNESCO, et prononçant le discours inaugural, a  évoqué  les deux grands axes de travail pour les années à venir : 

  • augmenter le nombre des biens sur la liste du patrimoine mondial et ;
  • développer les stratégies pour cibler et connaître d’autres sites du patrimoine africain.

Par ailleurs, “l’Université Senghor est un exemple sur le continent qui nous rappelle l’importance de sensibiliser davantage les africains les africains à leur patrimoine, pour créer dans les générations futures, les experts et les professionnels de patrimoine qui accompagneront les gouvernements, dans la préservation et la connaissance du patrimoine culturel africain” a-t-il poursuivi. 

En dehors du discours inaugural, quatre thématiques ont été développées : 

  1. La Convention de 1972 sur le patrimoine culturel et naturel, 50 ans après : bilan et perspectives, par M. Souayibou VARISSOU, Directeur exécutif du Fonds pour le patrimoine mondial africain; 
  2. État de conservation des biens du patrimoine mondial naturel en Afrique et enjeux de conservation durable, par Dr. Youssouph DIEDHIOU, Chargé de Programmes Liste Verte et Patrimoine Mondial Afrique Centrale et Occidentale, UICN- PAPACO;  
  3. Youth.Heritiage.Africa: engager la jeunesse et l’innovation au profit du patrimoine culturel africain par M. Espéra DONOUVOSSI, Chargé du programme Afrique/ ICCROM ;
  4. Opportunités de professionnalisation et place des jeunes dans la conservation du patrimoine naturel (et culturel) par Mme. Alyssa BARRY, Spécialiste du patrimoine culturel africain

Après le débat général autour de ces thématiques, deux tables rondes ont été organisées. La première, animée par la directrice du département Environnement, Mme Etotépé A. SOGBOHOSSOU, a réuni des spécialistes pour discuter des mécanismes d’augmentation de la représentativité des sites culturels et naturels africain sur la liste du patrimoine mondial. Quant à la deuxième dont la modération a été assurée par le directeur du département Culture, M. Ribio NZEZA BUNKETI BUSE, elle a porté sur les politiques de sauvegarde des sites existants et ceux en péril en Afrique. 

Une  riche soirée culturelle 

En début de soirée, la communauté sénégalaise et haïtienne ont présenté respectivement le ceebu jën et la soupe joumou, des éléments inscrits en 2021 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’Humanité de l’UNESCO. Puis, elles ont invité les participants à déguster ces plats au dîner. 

Les étudiants ont organisé un défilé aux couleurs  des tenues traditionnelles  des pays représentés à l’Université Senghor et à E-JUST (Université égypto-japonaise des sciences et technologie) après la dégustation. 

Ensuite les étudiants de l’université Senghor et ceux de l’université Égypto-japonaise  ont enchaîné des performances artistiques ainsi que la présentation du Bolon du Mali et de la rumba congolaise. Tous inscrits également en 2021 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’Humanité de l’UNESCO. 

Enfin, l’invitation à la danse a clôturé cette célébration de la journée du Patrimoine Mondial Africain.

Consultez l’album de la célébration ici

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