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L’approche Lean Six Sigma », vendredi
1er Février 2008
Conférence animée par M. Yves Langevin,
Directeur du Département Administration –
Gestion de l’Université Senghor, le vendredi
1er février 2008, à l’Institut Supérieur
des Sciences Économiques et Commerciales de Libreville
(ISSEC).
Le 1er février dernier, le directeur
du département Administration – Gestion
était de passage à Libreville. Il en a
profité pour donner une conférence en
collaboration avec l’Institut Supérieur
des Sciences Économiques et Commerciales de Libreville
(ISSEC). L’amphithéâtre où
la conférence s’est déroulée
était rempli d’étudiants, de professionnels
de la gestion de la qualité et de curieux. Le
Lean Six Sigma est une technique d’amélioration
de la qualité encore méconnue en Afrique.
Monsieur Langevin, à titre de spécialiste
de cette technique, est venu faire un exposé
magistral accompagné d’un cas concret pour
bien illustrer ses propos.
Il a présenté les résultats
et la méthodologie complète d’application
du Lean Six Sigma appliqués au cas de la réduction
du temps de cycle d’un processus pharmaceutique.
Ce type de processus est très difficile à
améliorer car la rigueur et le contrôle
se retrouvent à chaque étape de transformation
du produit. Monsieur Langevin a démontré
avec des faits, des statistiques et des analyses graphiques
comment on pouvait réduire un délai de
production de plus de 60% sans investissement majeur.
La démonstration était spectaculaire car
basée sur la logique et les faits démontrables.
La méthode Lean Six Sigma regroupe
un ensemble de techniques statistiques organisées
autour d’un processus rigoureux de gestion de
projet. Cette technique innovatrice, très populaire
en Amérique du Nord, combine les meilleurs principes
de la gestion de projet avec la puissance des statistiques.
La rigueur de ce mariage apporte des résultats
surprenants non pas sans un travail acharné.
Toutes les analyses présentées par le
conférencier démontrent bien l’effort
derrière l’application du Lean Six Sigma.
Dans un contexte de mondialisation
et de concurrence féroce entre les nations, l’amélioration
de la productivité par l’application d’une
technique comme le Lean Six Sigma n’a plus une
question de choix. C’est une obligation si l’on
désire être présent sur la scène
internationale.
Après plus de 90 minutes de
conférences, les participants étaient
impatients de poser leurs questions au directeur de
l’Université Senghor. Plusieurs interventions
ont porté sur la possibilité de transfert
de cette technique en Afrique. Au début de la
période de questions, on percevait bien que les
participants étaient plutôt sceptiques
face à l’application de cette technique
de pointe au Gabon. Monsieur Langevin a su convaincre
les participants en insistant sur les moyens minuscules
à mettre en œuvre pour appliquer cette technique.
En effet, à part la formation de départ
et l’utilisation d’un ordinateur, la ressource
la plus importante à l’application du Lean
Six Sigma est l’intelligence ! Cette ressource
est justement en abondance dans nos pays africains.
Par ses réponses claires et
simples, Monsieur Langevin a su rendre palpable une
technique de pointe en gestion de la qualité.
Si les entreprises de classe mondiale ont intégré
ce savoir-faire dans leur boîte à outil
de gestion, les entreprises africaines doivent aussi
s’y mettre. Voilà la conclusion optimiste
du conférencier.
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