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TOMBEAUX
SAADIENS
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Les
tombeaux saâdiens ont été découvert en 1917 par le service des Beaux-Arts et
des Monuments Historiques, à qui l’on doit leur restauration et l’aménagement
d’un accès aux deux bâtiments. Le premier édifice de cette nécropole
royale, connu sous l’appellation de qubba
de Lalla Masâouda a été construit par Moulay Abdellah sur la tombe de son
père Mohamed Cheikh mort en 1557.
Sous
le règne d’Ahmed Al Mansour (1574-1603),
cette qubba, à l’intérieur de laquelle les dépouilles
de son père, de sa mère (Lalla Masâouda) et de son frère ont été également
inhumées, fut embellie et connut des travaux d’élargissement et de décoration.
Le bâtiment, de forme carré, est constitué d’une petite chapelle, d’une
grande salle et de deux loggias. Le tout est agréablement décoré avec une
grande finesse dans l’exécution.
Le
second édifice est formé de trois salles dénommées : Salle du Mihrab,
Salle des douze colonnes et Salle des trois Niches. Il fut construit par Ahmed
Al Mansour qui le destina à recevoir plus tard sa dépouille royale.
La
première salle abrite un mihrab
couvert de stalactites et son arc brisé et outrepassé repose sur quatre demi
colonnettes de marbre gris encadrées de quatre autres colonnettes semblables.
L’oratoire
est divisé en trois nefs par quatre colonnes de marbre blanc galbé ou non. Il
est éclairé par un lanternon percé à l’ouest de trois fenêtres. La salle
servant de mosquée n’a reçu que des tombes alaouites, en particulier
celle du sultan Moulay Yazid, mort en 1792.
La
salle centrale abrite le tombeau du sultan Ahmed Al Mansour et ceux de trois de
ses successeurs. Elle est coiffée d’une coupole soutenue par douze colonnes
en marbre de Carrare. Les galeries qui entourent le carré central, sont
couvertes de coupoles à stalactites et d’un plafond en bois de cèdre peint
et doré. Les murs sont couverts de faïence émaillée aux entrelacs polygonaux
jusqu’à deux mètres du sol et couronnés de frises coraniques dont une est
en faïence excisée et l’autre en stuc. La partie qui se trouve au dessus des
frises est entièrement décorée d’un ornement de plâtre rappelant le nid
d’abeilles. Le sol est jonché de pierres tumulaires en marbre ornées
d’inscriptions et d’arabesques. La troisième salle, dite des Trois niches,
présente un décor plus riche.