EDITORIAL 2005
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
   
 
   
     
 

L’Université Senghor d’Alexandrie (Egypte)
Opérateur direct de la Francophonie

L’Université internationale en langue française au service du développement africain, dite Université Senghor, a été créée par le Sommet de Dakar (mai 1989) qui l’a reconnue d’utilité publique internationale. Cette institution de 3ème cycle a pour vocation de former et de perfectionner des cadres et des formateurs de haut niveau et d’orienter leurs aptitudes vers l’action et l’exercice des responsabilités dans certains domaines prioritaires pour le développement. Elle s’adresse à des candidats ayant au moins un niveau de licence et plusieurs années d’expérience professionnelle.

Elle est un pôle d’échanges et de rencontres dans l’espace francophone en organisant des colloques, séminaires et conférences, et en collaborant notamment avec les autres opérateurs et institutions de la Francophonie.

Son influence qui concerne tout d’abord les pays africains francophones, va bien au-delà, car chaque année, elle accueille des étudiants venant de l’ancienne Indochine (Vietnam, Laos, Cambodge) et désormais, elle est ouverte à tous les francophones intéressés par les problèmes de développement. Elle a enregistré pour la rentrée de septembre 2006, des candidatures émanant de 35 pays dont l’Angola, l’Algérie, la Gambie, le Ghana, le Kenya et le Zimbabwe, pays africains qui ne font pas partie de l’Organisation Internationale de la Francophonie, et de la Moldavie, d’Haïti, de la Syrie et du Vietnam qui ne sont pas des pays africains.

Après 15 années de fonctionnement, l’Université a adopté, en 2005, un plan stratégique à moyen et long terme, dans le respect du cadre stratégique décennal de la Francophonie. Ce plan stratégique qui a pour objectif de mettre l’Université aux normes internationales, prévoit la mise en place, dès la rentrée 2005-2006, d’un Master en développement, avec 6 options : Santé internationale ; Politiques nutritionnelles ; Gestion de l’environnement ; Gestion du patrimoine culturel ; Management de projets et Gouvernance et management public.

Par ailleurs, la formation continue étant un secteur clé pour l’avenir de l’Université Senghor, les formations mises en place en collaboration avec l’AIF et l’AUF sont développées. A titre d’exemples :
• 4 formations aux technologies de l’information et de la communication ont été programmées ;
• un module de formation à l’économie des ressources naturelles et de l’environnement est organisé chaque année avec l’Institut de l’Energie et de l’Environnement de la Francophonie de l’AIF ;
• d’autres formations dont l’une traitant de la gestion des industries culturelles et des médias, sont prévues en 2006.

En outre et afin de favoriser des partenariats Nord-Sud et Sud-Sud pour ouvrir l’Université Senghor aux niveaux national, régional et international, plusieurs conventions ont été signées en 2005 avec des Universités Egyptiennes (Alexandrie ; le Caire ; Mansoura ; Aïn Shams) et des Universités et entreprises d’Europe, d’Afrique et du Canada (Institut Universitaire d’Etude du Développement de Genève ; Collège de France ; Institut de Recherche pour le développement ; Université Paris 1 ; Université de Bordeaux IV ; Union Economique et Monétaire Ouest Africaine ; Casablanca ; Hydro-Québec Equipement Canada etc.).

Le Recteur
Professeur Fernand Texier